CAMEROUN :// MINAT- L’HYMNE NATIONALE OÙ RIEN !
SURVEILLANCE DES COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES
Paul Atanga Nji serre la vis aux Témoins de Jéhovah et à la MEVIPAC

Le ministre de l’Administration territoriale met en garde les communautés religieuses dont les pratiques sont jugées contraires aux lois de la République. Entre le refus de chanter l’hymne national, les positions sur les transfusions sanguines et une affaire criminelle impliquant un mineur, le gouvernement annonce désormais une politique de fermeté.

Yaoundé. Le gouvernement camerounais durcit son discours à l’égard de certaines communautés religieuses. Face aux multiples rapports transmis par les autorités administratives, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a affiché une position de fermeté lors d’un point de presse tenu ce mercredi.
Au cœur des préoccupations du ministère figurent les Témoins de Jéhovah, auxquels il est reproché de ne pas participer à l’exécution de l’hymne national lors des cérémonies officielles. Pour le MINAT, le respect des emblèmes et symboles de la République constitue une obligation civique qui s’impose à tous les citoyens, indépendamment de leurs convictions religieuses.
Le ministre a également évoqué les positions doctrinales de cette communauté sur les transfusions sanguines et le don de sang. Selon lui, ces pratiques soulèvent des interrogations lorsqu’elles interfèrent avec les politiques publiques de santé ou sont susceptibles de compromettre la sauvegarde de la vie humaine.
La MEVIPAC sous le regard de l’administration

L’autre dossier évoqué concerne la Mission Évangélique Paix et Vie du Cameroun (MEVIPAC). D’après le ministre, un rapport administratif établi par le Sous-Préfet de Yaoundé IV fait état d’éléments mettant en cause l’influence de cette communauté religieuse dans une affaire de crime impliquant un mineur.
Sans remettre en question l’existence légale de cette confession religieuse, le membre du gouvernement a indiqué que l’administration reste particulièrement attentive à toute situation pouvant porter atteinte à l’ordre public, à la sécurité des personnes ou aux droits des enfants.

« La loi de la République s’impose à tous »
Réaffirmant que la liberté de religion est pleinement garantie au Cameroun, Paul Atanga Nji a toutefois insisté sur le fait qu’aucune organisation religieuse ne peut s’affranchir des lois de la République.
Le ministre a rappelé que le respect des symboles nationaux, des décisions des pouvoirs publics et des dispositions destinées à préserver la vie humaine constitue une exigence non négociable. Il a averti que tout comportement contraire aux textes en vigueur fera désormais l’objet de sanctions administratives ou judiciaires.
Le signal d’une vigilance renforcée
À travers cette sortie, le ministère de l’Administration territoriale adresse un message clair aux responsables des confessions religieuses. Si la liberté de culte demeure un principe fondamental consacré par les lois camerounaises, elle doit s’exercer dans le respect de l’ordre public, des institutions de la République et des droits fondamentaux des citoyens.

Cette mise en garde traduit la volonté du gouvernement de renforcer le contrôle administratif des organisations religieuses lorsque leurs pratiques ou leurs activités sont susceptibles d’entrer en conflit avec les lois de l’État ou de compromettre la sécurité et l’intérêt général.
DP D’État.





